DANS L'OMBRE DE JORGE DONN
Une comédie de Aliocha Itovich et Elodie Menant
et la collaboration de Julia Dorval
Mise en scène Aliocha Itovich
Collaboration artistique Pascal Faber
avec
Vanessa Caihlol, Hélène Degy et Aliocha Itovich
Lumières : Antonio de Carvalho
Décor : Christophe Auzolles
Costumes : Christine Vilers
Musiques : Stéphane Corbin
Chorégraphies : Olivier Benard
Régie : Christophe Charrier

A PROPOS DE LA PIECE
Jorge Donn est réellement mon oncle. J’ai appris sa mort par la télévision, au journal de 13h le 1er décembre 1992. Je me suis effondré. Donn a toujours été une sorte de mentor pour moi. Depuis son décès je n’ai eu de cesse de trouver un moyen de lui rendre hommage, de parler de son parcours de vie au plus grand nombre. Lorsque je me suis aperçu que son nom ne se trouvait plus dans le dictionnaire, j’ai eu un choc émotionnel. J’ai donc décidé d’agir et d’écrire cette pièce en collaboration avec Elodie.
Nous nous sommes inspirés de ma vie personnelle et de ce que j’ai pu ressentir en étant le neveu de quelqu’un comme lui pour créer le personnage de Daniel et son histoire. En effet lorsque je disais avec fierté que Donn était mon oncle, je voyais tout de suite le regard des gens changer, je n’étais plus que le neveu de Donn, Aliocha n’existait plus. Je me sentais totalement dans l’ombre de celui que j’admirais. À la différence de Daniel je rêvais d’être comédien, pas danseur, mais pour la dramaturgie, il nous semblait plus évident avec Elodie, de transposer ce désir profond dans le domaine de prédilection de Donn; la danse.
Cette pièce est un hommage à Donn mais traite donc parallèlement de la difficulté pour un individu d’être un « fils de ». Lorsque nos aspirations artistiques ou autres se retrouvent étouffées par le charisme de nos anciens, cela peut devenir douloureux et castrateur.

NOTE DE L'AUTEUR
Lorsque nous avons abordé l’idée de faire un spectacle sur Jorge Donn avec Elodie, j’ai pensé à la première période de la vie de mon oncle. C’est cette partie qui m’a toujours fasciné. Depuis ses 5 ans, où sa mère a tout de suite compris qu’il devait danser, comme une évidence, jusqu’au moment de son premier grand rôle chez Béjart. La rencontre avec celui-ci a été une véritable naissance pour lui.
Pour créer la connexion entre Donn et Daniel nous voulions parler de la renaissance de celui-ci. Donn a toujours été pour Daniel aussi bien une idole, qu’un énorme poids. Pour ne plus souffrir de ça, il a décidé de ne plus en parler et d’arrêter la danse.
Nous avons voulu ancrer ce projet dans le monde actuel, dans une réalité certaine en contrebalançant avec les moments irréels et oniriques des apparitions de Donn. Un couple « normal », des métiers « normaux ». Florence n’a pas d’ambition particulière si ce n’est d’être heureuse avec son mari et réussir à avoir un enfant. pour construire le parfait modèle de la vie qu’elle imagine. Mais Daniel qui a enfoui ses désirs profonds est comme déséquilibré dans cette histoire et lorsqu’Anna va lui faire « retâter » du chausson, il va se rendre compte que sa vie n’est peut-être pas aussi simple que cela et que quelque chose l’attend en prenant des risques.

NOTE D'INTENTION
Le travail du corps et de l’expression corporelle sera un point essentiel du spectacle. Les nombreuses chorégraphies seront autant de moments émotionnels que visuels, soutenus par une création lumière et musicale qui oscillera entre théâtre, danse et magie.
La scénographie sera simple, sans décor lourd. Un petit escalier simulant le sous-sol, une porte amovible, trois pans de mur en tulle noir qui pourront bouger pour délimiter les espaces et qui servira également de support de projection. Nous avons l’envie d’une mis en scène aussi mouvante qu’une chorégraphie, sans véritable noir, nous passerons d’un univers à l’autre par les mouvements du décor, les vidéos de Donn et les lumières qui définiront ces différents endroits parcourus.
Toutes les images de Donn seront des images d’archives tirées d’œuvres multiples. Des ballets de Béjart filmés sur scène, mais également de films comme « Le danseur » ou encore « Lettre à un jeune danseur » véritable hommage de Donn pour son maitre Béjart. Elles seront projetées principalement en surimpression sur le tulle des pans de mur, soit comme une projection normale, soit pour donner l’illusion d’un hologramme. Ces apparitions multiples donneront cette dimension fantastique à la pièce.













